Visite guidée

  • : Le jardin d'écriture
  • Le jardin d'écriture
  • : Dans un souci de créativité, de mémoire, de partage, vous trouverez ici tout mon univers. Des mots pour les larmes, la sueur, les doutes mais aussi et surtout le miel de ma vie. En espérant que vous aimerez flâner dans mon chemin d'écriture.
  • : 25/09/2006
  • : culture cinéma poésie écriture lecture Divers
  • Retour à la page d'accueil

Livre d'or

 



Compteur de visites :
compteur pour blog

Pensées vivaces

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Vivre est ce qu'il y a de plus rare au monde. La plupart des gens existent, c'est tout.

Oscar WILDE

Ose devenir qui tu es. Ne te tiens pas quitte à bon compte.

Il y a d'admirables possibilités en chaque être.

Persuade-toi de ta force et de ta jeunesse.

Sache te redire sans cesse : " Il ne tient qu'à moi."

André GIDE

Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple.

Jacques PREVERT

Vos empreintes !

Plantations célèbres

Adresses des éditeurs :    voir dans module Bouturage : éditeurs,liens

* Le temps d'un dernier regard   
prose, écrit libre,  publié chez Polyfiction
* La vie n'est qu'un cri  
poésie publiée dans les cahiers de poésie n°7
* Automne  
poésie publiée dans les cahiers de poésie n°8
* Hiver                                           
poésie publiée dans les cahiers de poésie n°10
* Regard de mère               
poésie publiée dans les cahiers de poésie n°10
* Paris enchanteur                      
 neuf haïkus publiés dans la revue haïkai n° 4 d'août 2007

Au fil du temps

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recommander le jardin

Herbe folle

Et puis qu’est-ce que ça veut dire différents ? Moi qui ne sais pas me faire cuire un œuf, j’ai passé la journée en cuisine et toi qui n’écoutes que de la techno, tu t’endors avec Vivaldi…C’est de la foutaise, ton histoire de torchons et de serviettes…Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’et leur connerie, pas leurs différences….
 
Laisse moi te dire ….. à propos des intellectuels justement …C’est facile de se foutre de leur gueule…Ouais, c’est vachement facile…Souvent , ils ne sont pas très musclés et en plus, ils n’aiment pas ça , se battre …Ça ne les excite pas plus que ça les bruits de bottes , les médailles et les grosses limousines, alors oui, c’est pas très dur …il suffit de leur arracher leur livre des mains, leur guitare, leur rayon ou leur appareil photo et déjà,ils ne sont plus bons à rien ces empotés …D’ailleurs, les dictateurs,c’et souvent la première chose qu’ils font : casser les lunettes, brûler les livres ou interdire les concerts, ça leur coûte pas cher et ça peut leur éviter bien des contrariétés par la suite…mais tu vois, si être intello ça veut dire aimer s’instruire, être curieux, attentif, admirer , s’émouvoir, essayer de comprendre comment tout ça tient debout et tenter de se coucher un peu moins con que la veille, alors oui, je le revendique totalement : non seulement je suis une intello,mais en plus je suis fière de l’être…Vachement fière même ….
 
Pour la première fois et tous autant qu’ils étaient, ils eurent l’impression d’avoir une vraie famille. Mieux qu’une vraie d’ailleurs, une choisie, une voulue, une pour laquelle ils s’étaient battus et qui ne leur demandait rien d’autre en échange que d’être heureux ensemble. Même pas heureux d’ailleurs, ils n’étaient plus si exigeants. D’être ensemble, c’est tout. Et déjà c’était inespéré.

extraits du livre d'Anna GAVALDA  "Ensemble, c'est tout "

Semis libre

overblog

Rechercher

Syndication

  • Flux RSS des articles

Piste des contes, jeux et légendes


Les bananes flambées !

 


Marine avait espéré qu’une bonne nuit de sommeil annihilerait  la douleur mais, ce matin, au réveil, il n’en était rien !

 

« Quelle vachardise ! Trois semaines, à endurer  cette satanée minerve pour un « enfoiré » de chauffard qui m’a grillé  la priorité !

Celui là si je le tenais, j’en ferais  de la bouillie ! »

 

D’allure très distinguée, la jeune  femme n’essayait  pas de contrôler une  impulsivité qui sous le coup de l’émotion donnait lieu à des  familiarités qui  étonnaient toujours son entourage. Mais, on  lui pardonnait vite ses écarts de langage tant cet étonnant  mélange d’aristocratie, d’humour insolent, de spontanéité, de simplicité, de générosité la caractérisait et  contribuait  à son charme !

 

Marine, l’âme chagrine, soupira :

« Bon ! Je ne vais pas me laisser  abattre ! Il faut à tout prix que je purge mon moral ! »

 

 Elle  attrapa son portable : « Au programme, restau avec Anne » !

 

A midi tapante, les deux amies se retrouvèrent devant « les anneaux de Saturne » ! Elles avaient là, leurs habitudes ! Férues d’art, elles venaient souvent y boire un verre, un thé ou un café, plus rarement y déjeuner - la carte était un peu chère - et profiter ainsi des expos qu’accueillait  régulièrement le restaurant. Elles adoraient l’architecture et la déco renaissance de cet  établissement réputé et branché de Paris : armoires à larges vantaux, dressoirs, sièges capitonnés de velours, lustres en bronze, rideaux en damas, colonnes, pilastres ….





A  la grande salle, elles préféraient toujours l’intimité et la chaleur rouge carmin du salon  « Michel Ange» mais aujourd’hui, point de places ! Elles se sentirent  flouées et furent obligées de se replier sur l’inconnu,  le boudoir « Léonard de Vinci » !

Elles furent immédiatement conquises par le bleu turquin des tentures, les tableaux, la ciselure et niellure élaborées des meubles. Dans un coin trônait une magnifique cathèdre à haut dossier comportant un coffre sous le siège. La table était dressée, sur une nappe en lin et soie, brodée d’or et le service, en porcelaine délicatement fleurie, les ravit.






Marine remarqua  sur un petit guéridon, une statuette de Minerve. Amusée par ce clin d’œil du destin et séduite par l’atmosphère feutrée et raffinée du petit salon, la jeune femme perçut très vite l’ébauche d’un mieux être !

 







En véritable gastronomes, les deux amies se régalèrent d’un délicieux pavé de dindonneau  à la crème de cèpes sur bayaldi de légumes, accompagné d’un verre de côte rôtie  « les  grandes places », cuvée 2006 ! Fille de viticulteurs, Anne invita son amie à apprécier comme il se doit l’équilibre et la finesse de ce vin d’un éclatant rubis, mûr, doux,  légèrement  faisandé où pointaient des arômes de cerise confite, de violette, de poivre et d’herbes ! 



  

Au dessert, elle craqua pour un moelleux au chocolat des Caraïbes et croustillant Gianduja et Marine, pour des bananes flambées à la cannelle et aux amandes,

Depuis toute  petite, c’est avec cette gourmandise que son grand-père l’avait consolée des trahisons de la vie. Papé Alphonse n’était plus là, mais par réflexe, chaque fois que la vie la cabossait,  Marine éprouvait toujours une irrésistible envie de bananes flambées. C’était une des spécialités de cette grande table et c’est pourquoi elle avait  ressenti, après ses déboires de la veille, le besoin de déjeuner ici.




Elles étaient  vraiment  délicieuses ces bananes flambées ! Sans nul doute, elles lui firent le plus grand bien ! Mais rien avoir avec celles de son enfance. Ce parfum, ce goût- là, elle savait ne jamais les retrouver !

 

                                                                                                                                                                                      

il s'agissait  ici d'un logorallye proposé  par un atelier d'écriture , soit  :

une liste de 15 mots à intégrer dans un texte de forme libre :

trahison
réveil
purger
réflexe
renaissance

cabosser

minerve

saturne

flouer

annihiler

 

vachardise

ébauche

statuette

faisandé

flambée

Les verbes pourront être conjugués, et les noms communs pourront apparaître au singulier comme au pluriel. Nous vous demandons d’utiliser au minimum dix de ces mots, dans l’ordre ou le désordre.  

J'ai utilisé les  15 mots, à vous de jouer !





vendredi 06 mars  2009 

Par chrystelyne - Publié dans : Piste des contes, jeux et légendes
Voir les 6 commentaires - Ecrire un commentaire



NUL PAIN SANS PEINE !

 

 

 


« Bonne année, bonne santé »

« Bonne année, bonne santé »

« Bonne année, bonne santé »

Assez par pitié ! Je n’en peux plus de tous ces vœux, moi tout ce que je désire, c’est du bon pain  parce que j’ai bien peur que 2009 soit une année sans levain !  Jugez plutôt !

 

Depuis le premier jour de l’an,  je suis en conflit avec ma femme, elle me trouve  trop gros, elle veut me mettre  au pain sec ! J’ai refusé, vous pensez  bien ! Et pour gagner ma croûte, j’ai  riposté :
 

 « Je ne mange pas de ce pain-là » 

Mais elle a crié plus fort que moi :
 

«  Tu as fini de manger  ton pain blanc et il n’est plus question désormais que tu t’en payes une bonne tranche !» 

J’ai pleuré comme une madeleine de ne plus rien  avoir à me mettre sous la dent et j’ai décidé de trouver ailleurs mon  pain perdu !

Je suis allé voir mon  copain boulanger !  Celui-là c’est de la bonne pâte, il a le cœur sur la main !

Je l’ai supplié :


« Donne moi un coup de main,  tu as du pain sur la planche et je peux mettre la main à la pâte  pour gagner mon pain ! »


Il n’a pas voulu m’enlever le pain de la bouche et m’a embauché dès le lendemain pour une bouchée de pain !

La nuit a été longue comme un jour sans pain, j’ai bien cru perdre la boule car j’étais au bout du rouleau !

Le matin je me suis levé et j’ai déjeuné,  sur le pouce, évidemment !  Comme j’étais réduit à tremper mon pain de larmes, je n’étais pas dans mon assiette alors j’ai couru  à la boulangerie.  Je m’en léchais déjà  les babines !

 



La journée  a été du pain bénit, les heures se sont écoulées  comme des petits pains 

J’en avais constamment l’eau à la bouche d’être au four et au moulin !

J’ai mangé à l’œil  et goûté à tout  ce que je prenais en main, même la cerise sur le gâteau ! 





Et  vous voulez que je vous dise !  Rien ne m’est resté sur l’estomac, sauf le coup de pied  aux miches de ma femme le soir en rentrant !


 

Et puis c’est pas tout,  elle m’a aussi collé un pain,  moi qui suis bon comme du bon pain ! Du coup j’ai presque regretté d’avoir gagné mon pain à la sueur de mon front et si ça continue, j’en ai  bien peur, elle va  finir par me faire perdre le goût du pain !

 






Jeudi 08 janvier 2009

 

 

Par chrystelyne - Publié dans : Piste des contes, jeux et légendes
Voir les 11 commentaires - Ecrire un commentaire

Mon Amérique  à moi !

 

 

 

 

Je regrette d’en arriver  à une  telle extrémité, mais ai-je vraiment le  choix ?

Je n’ai aujourd’hui plus qu’une  certitude :

Je me consume  de tendresse, je rêve de légèreté, et même de beaucoup plus !

En état  d’assuétude exacerbée, je fantasme d’accointances multiples !

Ô me  repaitre  d’un périple amoureux, semé d’incohérence à chaque carrefour !

Ah me vautrer dans l’équivoque ! C’est mon Amérique  à moi !

 

 

Hélas mes désirs restent  fumées sans feu.

Privée de mes ovaires et nullipare, je suis devenue transparente !

Tous les mâles  fuient  mon appétit inversement proportionnel à ma capacité de procréer.

A croire que  j’exhale dorénavant  des effluves repoussants ! 

Même le maniaque  balafré qui  a squatté la masure, au bout  du village  m’ignore.

Je me noie  jour après jour dans un éternel solstice  d’hiver sexuel !

 

 

Aujourd’hui je suis  à bout ! Seule,  la mort  me  délivrera !   

J’ai décidé de quitter  pour toujours ce monde cruel qui me  repousse

Je veux reposer  à jamais dans le petit cimetière.

Mais avant de me conduire à mon dernier logis, 

Pas de funérailles, ni messe, ni oraison, ni chrysanthèmes !

Juste  ces  quelques mots, sur ma tombe, pour la paix de mon âme torturée ! 

 

 

 

 

Une pensée, en souvenir

De Jasmine  la persane

Qui jamais sur terre

Ne trouva  chat à sa patte !









Comme je suis  toujours  en retard  , très en retard ,  ici et ailleurs , ce  texte   réunit propositions  et consignes de trois  ateliers d’écriture  !





Consignes utilisées
:
 
épitaphe + raconter son  Amérique



Mots imposés :

chat , logis , certitude , ovaires, périple ,légèreté, incohérence, nullipare, transparence, fidèle, assuétude, maniaque, fumée  balafre, carrefour, solstice , équivoque, masure , accointance , tendresse. 


Âme, chrysanthèmes, cimetière, funérailles, messe, mort, oraison, paix , souvenir,  tombe.


 

 


                                                                                                                                                             





Je me suis  bien amusée à ce petit jeu d’écriture !
Amicalement

 


Illustrations  : Fractales  banque d 'images
Lundi 24 novembre  2008

 

 

 

 

Par chrystelyne - Publié dans : Piste des contes, jeux et légendes
Voir les 12 commentaires - Ecrire un commentaire
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés